Dégrèvement et plafonnement de CFE

Contrôle de la CFE : on relit votre avis avant que vous ne le payiez.

Votre avis de CFE repose sur des surfaces et des catégories de locaux que personne ne relit avant le prélèvement. On le rapproche ligne par ligne de vos baux et de votre liasse, puis on dépose la réclamation quand l’écart la justifie. Vous savez, avant le 15 décembre, ce que vous devez réellement et ce qui peut encore être corrigé sur 2025.

En bref

Le contrôle de la CFE consiste à rapprocher chaque ligne de vos avis 2025 et 2026 de vos baux, de vos déclarations 1447-C et 1447-M et de votre liasse fiscale, à chiffrer l’écart avec ce que vous auriez dû payer, puis à déposer la réclamation auprès de votre service des impôts des entreprises. C’est la méthode de contrôle ligne par ligne de notre journal, appliquée à votre dossier.

Le diagnostic vous est remis sous dix jours ouvrés, avec une recommandation : réclamer, corriger la déclaration, ou ne rien faire. Il est facturé 1 250 € HT, montant imputé sur les honoraires de résultat si une réclamation aboutit.

Le problème

La CFE n’est pas un impôt que l’on subit. C’est une base que l’on contrôle. Pourtant, elle est calculée par l’administration sur une catégorie de local et une surface que vous n’avez jamais vues, mise en ligne sans courrier, puis prélevée : entre le calcul et le paiement, personne ne relit.

La catégorie ou la surface ne suit pas le bail

Un atelier classé en bureaux, un dépôt classé en magasin : le tarif appliqué change, et l’écart se répète sur chaque avis tant que personne ne le relève.

Plusieurs établissements, plusieurs avis

Un avis est émis par commune. Plusieurs sites, c’est plusieurs avis, plusieurs taux, et autant d’occasions qu’un lot soit rattaché au mauvais établissement.

Un plafonnement que personne n’a demandé

Logistique, restauration, commerce de centre-ville : quand la CFE et la CVAE dépassent 1,531 % de la valeur ajoutée 2026, l’excédent se dégrève, mais seulement sur demande.

Un local quitté, toujours imposé

Déménagement, fermeture d’un site, réduction de surface : si la déclaration n’a pas suivi, l’ancien local reste sur l’avis.
Avis de CFE 2026 · page 2Exemple anonymisé

Détermination de la base

1Valeur locative des biens passibles de taxe foncière
12 480
2Dont biens concernés par la révision
12 480
3Présence d’un bien industriel
NON
5Réduction pour création d’établissement
0

Base minimum

9Imposition sur la base minimum
NON
10Chiffre d’affaires retenu
> 500 000
12Base minimum applicable
7 400

Calcul de la cotisation

15Bases nettes
12 480
16Taux N-1
26,28 %
17Taux N
26,23 %
24Frais de gestion
98
35Taxe pour frais de CCI
152

Informations

189Cotisation minimum
2 040
192Lissage de l’augmentation
0
La page 2 d’un avis de CFE, anonymisée : les quatorze lignes où se logent ces écarts. Montants illustratifs.

Ce que cela change pour vous

Vous payez sur vos locaux réels

Une base corrigée l’est aussi pour 2027 et les années suivantes, tant que la déclaration 1447-M reste à jour.

Deux années encore ouvertes

L’avis 2025 se conteste jusqu’au 31 décembre 2026, l’avis 2026 jusqu’au 31 décembre 2027 : le diagnostic porte sur les deux.

Une seule décision à prendre

On rassemble les pièces, on analyse, on rédige et on suit. Vous décidez une fois, à la fin du diagnostic, sur une estimation chiffrée.

Le droit de ne rien faire

Si le gain est borné par la cotisation minimum, le diagnostic vous le dit et la mission s’arrête là. La grille de contrôle à imprimer reprend les mêmes points.

L’avis comporte-t-il une anomalie de base (catégorie, surface, lot, local quitté, exonération oubliée) ?

  • Oui

    L’écart avec la cotisation minimum (ligne 189) justifie-t-il la démarche ?

    • OuiDemander la fiche d’évaluation, puis réclamer avant le 31 décembre de l’année suivante
    • NonNe rien faire : le gain serait borné par la cotisation minimum
  • Non

    CFE et CVAE dépassent-elles 1,531 % de la valeur ajoutée de l’année ?

    • OuiDemander le plafonnement sur le formulaire 1327-CET-SD
    • NonPayer au 15 décembre : l’avis est régulier
Faut-il réclamer ? Les deux questions que tranche le diagnostic, y compris quand la réponse est de ne rien faire.

La solution : ce que l’on vérifie

Le contrôle de vos avis 2025 et 2026, ligne par ligne
Rapprochement de chaque ligne avec vos déclarations 1447-C et 1447-M, vos baux et vos plans : locaux, surfaces, dates, commune, taux, frais de gestion et taxes consulaires.
L’audit de la valeur locative
Méthode retenue, catégorie du local, surface pondérée, coefficient de localisation, et biens qui n’ont pas leur place dans la base.
Les exonérations et les dégrèvements
Calcul du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée, vérification des exonérations applicables à vos sites et des demandes déposées dans les délais.
La réclamation et son suivi
Rédaction et dépôt de la réclamation auprès du service des impôts des entreprises, demande de sursis de paiement si elle est utile, suivi jusqu’à la décision, puis mise à jour de la déclaration 1447-M pour que la correction tienne les années suivantes.

Comment se déroule la mission

  1. Diagnostic

    Lecture des avis 2025 et 2026, note d’anomalies et estimation chiffrée. Votre seule décision : réclamer, corriger la déclaration ou ne rien faire

    10 jours ouvrés
  2. Étude

    Analyse détaillée des valeurs locatives, calcul du plafonnement et dossier de preuve

    3 à 4 semaines
  3. Réclamation

    Dépôt auprès du service des impôts des entreprises, sursis de paiement si utile

    Avant le 31 décembre
  4. Suivi

    Décision de l’administration, mise à jour de la 1447-M, contrôle de l’avis suivant

    Chaque année
Les quatre étapes de la mission : une seule décision vous revient, à la fin du diagnostic.

Pourquoi nous confier le dossier

Un diagnostic signé par un expert-comptable

Le diagnostic est établi et signé par Michaël Pirot, expert-comptable inscrit à l’Ordre, qui suit le dossier jusqu’à la décision de l’administration.

On corrige la source, pas seulement l’avis

Une base corrigée par réclamation revient l’année suivante si la déclaration reste fausse. On met à jour la 1447-M pour que la correction tienne sur les avis suivants.

Vos chiffres sont déjà sous nos yeux

Quand vous nous confiez la tenue comptable et la liasse fiscale, vos baux, vos immobilisations et votre valeur ajoutée sont déjà dans le dossier : on les rapproche de l’avis sans vous solliciter.

L’expertise en détail

La valeur locative et la catégorie du local

La ligne 1 de l’avis porte la valeur locative de vos locaux. Elle dépend d’une catégorie et d’une surface pondérée retenues par l’administration, qui ne correspondent pas toujours au bail : un atelier classé en bureaux ou un dépôt classé en magasin change le tarif appliqué. On compare la ligne 1 à la nature et à la surface décrites dans le bail, puis on demande la fiche d’évaluation du local quand l’écart le justifie.

Les lots rattachés à votre établissement

Une erreur fréquente porte sur le rattachement : un lot voisin, une cave ou un parking que vous n’occupez plus figure encore dans la base de votre établissement. On vérifie que seuls vos lots y sont rattachés, à partir de vos baux et des surfaces déclarées dans la DECLOYER.

La base minimum et la cotisation minimum

Quand la ligne 9 indique « OUI », c’est la base minimum fixée par votre commune qui est taxée, et non votre valeur locative. On contrôle la tranche de chiffre d’affaires retenue, celle de l’avant-dernière année, et on mesure l’intérêt d’une réclamation au regard de la cotisation minimum de la ligne 189 : si l’écart est faible, on vous conseille de ne rien faire. Le détail figure dans la lecture des lignes 9 à 12 de l’avis.

Le plafonnement en fonction de la valeur ajoutée

La CFE et la CVAE réunies ne peuvent dépasser 1,531 % de la valeur ajoutée produite en 2026, et 1,438 % pour 2025 (article 1647 B sexies du CGI, commenté au BOFiP sous la référence BOI-IF-CFE-40-30-20-30). L’excédent est dégrevé, mais jamais d’office : il se demande sur le formulaire 1327-CET-SD, une fois la valeur ajoutée de l’année connue. On le calcule à partir de votre liasse, tous établissements confondus.

Les locaux quittés ou modifiés

Un local quitté reste imposé tant que le changement n’a pas été déclaré. Une réduction, une extension ou un changement d’affectation se déclare sur la 1447-M, un transfert sur la 1447-C. On date chaque changement et on vérifie la déclaration déposée avant de réclamer : un ancien local sur l’avis n’est pas, à lui seul, la preuve d’une erreur.

Combien coûte la mission

Le barème suit vos économies, sur une assiette définie à l’avance. Il complète les principes de nos honoraires, qui s’appliquent à toutes nos missions.

ÉlémentHonoraires HT
Diagnostic : lecture des avis 2025 et 2026, note d’anomalies, estimation chiffrée1 250 €, fixe
Économies obtenues jusqu’à 5 000 €20 %
De 5 001 € à 20 000 €15 %
De 20 001 € à 50 000 €10 %
Au-delà de 50 000 €5 %
L’assiette
Les dégrèvements obtenus sur la CFE 2025 et 2026, plus l’économie constatée sur la CFE 2027, première année récurrente.
Le diagnostic
Toujours dû. Si une réclamation aboutit, ses 1 250 € sont imputés sur les honoraires de résultat.
Le moment
Facturation à la notification du dégrèvement, puis à réception de l’avis 2027.
Les années suivantes
L’économie récurrente à partir de 2028 n’est pas facturée.

Exemple illustratif, montants fictifs

  1. CFE 2026 figurant sur l’avis

    12 000 €
  2. Base surévaluée de 30 %, corrigée

    3 600 € par an
  3. Assiette des honoraires

    Dégrèvements sur 2025 et 2026, plus l’économie constatée sur 2027

    10 800 €
  4. Honoraires de résultat

    20 % jusqu’à 5 000 €, 15 % au-delà ; le diagnostic de 1 250 € s’y impute

    1 870 € HT
  5. Gain net la première année

    Puis 3 600 € par an sans honoraires, tant que la base reste correcte

    8 930 €
Une CFE de 12 000 € dont la base est surévaluée de 30 % : ce que le barème donne la première année.

Les dates qui ferment des portes

2026

  1. Mise en ligne des avis dans l’espace professionnel
  2. Dernier jour pour adhérer au prélèvement à l’échéance
  3. Date limite de paiement de la CFE 2026
  4. Fin du délai de réclamation sur l’avis 2025

2027

  1. Déclaration 1447-M en cas de changement de locaux, DECLOYER avec la liasse
  2. Acompte de 50 % si la CFE 2026 dépasse 3 000 €
  3. Fin du délai de réclamation sur l’avis 2026
Les sept échéances de la CFE 2026, de la mise en ligne de l’avis à la fin du délai de réclamation.

Demander le diagnostic

Questions fréquentes

Non. La mission est ouverte à toute entreprise redevable de la CFE. Quand vous êtes déjà client, on dispose de vos baux, de vos immobilisations et de votre liasse ; sinon, on vous demande ces pièces au démarrage, par le canal sécurisé du cabinet.

Vos avis de CFE 2025 et 2026 en PDF, téléchargés depuis votre espace professionnel, les déclarations 1447-C et 1447-M déposées si vous les avez, les baux ou plans de chaque local, la dernière liasse fiscale et la liste des changements récents : déménagement, fermeture, reprise ou travaux.

Oui, jusqu’au 31 décembre 2026, et l’avis 2026 jusqu’au 31 décembre 2027. Passé ce délai, l’erreur ne peut plus être corrigée pour l’année concernée : c’est pourquoi le diagnostic porte sur les deux avis à la fois.

La partie non contestée reste due au 15 décembre 2026. Pour la partie contestée, un sursis de paiement peut être demandé en même temps que la réclamation ; au-delà de 4 500 €, l’administration peut exiger des garanties.

Aucun honoraire de résultat n’est dû : seul le diagnostic reste facturé. L’impôt contesté devient alors exigible, avec les majorations et intérêts prévus par les textes si un sursis de paiement avait été obtenu.

Votre avis 2026

Envoyez-nous votre avis de CFE 2026

Un PDF téléchargé depuis votre espace professionnel suffit pour commencer. Dix jours ouvrés plus tard, vous savez ce qu’il contient et s’il y a lieu de réclamer.

On ne lit pas vos bilans. On lit vos ambitions.